Le 1er septembre 2026, la réforme de la facturation électronique est entrée dans sa phase opérationnelle : toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent désormais être en mesure de recevoir des factures électroniques via une Plateforme Agréée, l’obligation d’émission s’appliquant d’abord aux grandes entreprises et aux ETI. Quinze jours après le lancement, le ministre des Comptes publics, David Amiel, saluait une montée en puissance « au-delà des attentes », 70 % des entreprises déclarantes à la TVA ayant déjà désigné leur solution de réception. Pour Docoon, ce premier mois confirme aussi un choix stratégique : de plus en plus d’éditeurs de logiciels intègrent sa Plateforme Agréée (PA), Docoon Invoice, en marque grise ou en marque blanche. À cette occasion, nous avons rencontré Anthony DEBLOND, Sales Manager du Groupe Docoon, afin de revenir sur les enseignements de ce démarrage et évoquer la suite.
Bonjour Anthony DEBLOND, un mois après le démarrage de la première phase de la réforme, quel bilan tirez-vous de cette période pour Docoon et ses clients ?
Anthony DEBLOND : Le bilan est très positif. Cette étape était attendue depuis longtemps : elle vient concrétiser plusieurs années de préparation et de travaux, qui se poursuivent aujourd’hui dans une logique d’amélioration continue. Nous traitons déjà un volume journalier important de factures et avons accompagné à la fois des entreprises clientes et de nombreux éditeurs de logiciels dans cette première phase. Le démarrage est solide et conforme à nos attentes. Comme dans tout déploiement de cette ampleur, quelques ajustements se poursuivent naturellement pour optimiser encore les parcours et les usages.
Nous avançons donc avec confiance, aux côtés de nos clients et de nos partenaires, dans cette nouvelle étape de la réforme.
Quel message souhaitez-vous adresser aux entreprises et éditeurs partenaires qui ont choisi de faire confiance à Docoon ?
A.D. : Le premier message est évidemment un grand merci pour la confiance qu’ils nous ont accordée. Nous savons que la réforme est un sujet structurant pour eux, qui implique de nombreux changements et suscite beaucoup de questions. Fidèles à notre logique d’accompagnement, nous restons pleinement mobilisés à leurs côtés.
La qualité de cet accompagnement fait partie de l’ADN de Docoon, et nous l’avons encore démontré à l’approche de l’entrée en vigueur de la réforme. Nous avons multiplié les temps d’échange avec nos clients et partenaires, en particulier à travers des webinaires animés par nos experts, avec une large place laissée aux questions-réponses. Ces rendez-vous ont permis d’apporter des réponses concrètes, de partager les bonnes pratiques et d’accompagner chacun au plus près de ses besoins.
Qu’avez-vous observé chez les entreprises lors de cette première étape ? Quelles interrogations reviennent le plus souvent ?
A.D. : Nous avons collectivement fait le grand saut. Beaucoup d’entreprises avaient entendu parler de la réforme, sans savoir précisément ce qu’elle impliquait. Désormais, c’est concret, et cela demande de revoir certaines habitudes. Les interrogations portent beaucoup sur l’e-reporting, dont certains contours restent encore à préciser. Viennent ensuite des questions d’organisation, de déploiement, et parfois de sanctions. Sur ce dernier point, le ministre David Amiel a annoncé une phase d’accompagnement fondée sur la tolérance et la bienveillance envers les entreprises de bonne foi.
La réforme n’est pas un simple bouton on/off : c’est plus complexe, et cela demande un peu de temps. Il est normal qu’elle suscite des échanges et des questions, et c’est précisément dans cette phase que Docoon se mobilise pour répondre à ses clients et partenaires éditeurs.
Cette première phase a-t-elle changé la façon dont les décideurs perçoivent la facturation électronique : obligation réglementaire, projet informatique ou levier de transformation ?
A.D. : En un mot, oui, mais nous n’en sommes qu’aux prémices. Aujourd’hui, les entreprises sont encore pleinement absorbées par la mise en œuvre de la facturation électronique. Pour beaucoup d’entre elles, qui fonctionnaient encore avec des factures papier, c’est une véritable révolution. À terme, la facturation électronique va ouvrir des portes. Le suivi des statuts va simplifier le quotidien, et certaines entreprises vont se rendre compte qu’elles peuvent digitaliser bien d’autres choses, par exemple, mettre en place des workflows numériques pour traiter leurs factures. Tout commence par l’obligation de recevoir, mais c’est inévitable : la réforme deviendra un levier de transformation.
Docoon est identifié comme un partenaire technologique de référence pour les éditeurs. Pourquoi ce positionnement prend-il autant d’importance avec la réforme ?
A.D. : La réforme est très complexe, et un éditeur a énormément de sujets à appréhender. S’appuyer sur l’expertise d’une Plateforme Agréée, c’est le choix de la simplicité. Devenir soi-même PA représente par ailleurs un investissement considérable. Docoon a une culture historique du partenariat et de la distribution indirecte. Surtout, Docoon Invoice a été pensée dès sa conception pour les éditeurs, avec une architecture adaptée à leurs besoins. Notre force, c’est d’associer un produit robuste à un accompagnement de proximité, en nous appuyant sur une expertise forte et des équipes au plus près de la réforme.
Enfin, ce qui relie un éditeur à sa Plateforme Agréée, ce sont les API. Or, Docoon a copiloté le groupe de travail AFNOR consacré aux API de la facturation électronique, à travers notre Directeur Conformité, Alban GIROUX. Nous étions et continuons d’être au cœur du réacteur sur ces sujets, ce qui nous donne une très forte expertise sur ce qui fait précisément le lien entre l’éditeur et nous !
Qu’attendent aujourd’hui les éditeurs de logiciels d’une Plateforme Agréée, au-delà de la conformité réglementaire ?
A.D. : Ils attendent un partenaire à l’écoute, capable de faire évoluer son produit avec eux. C’est notre façon de travailler : nous construisons autant que possible avec nos clients. Certaines évolutions s’imposent évidemment à tous lorsqu’elles découlent de la réglementation. Mais au-delà de ce cadre, nous partons de leurs besoins plutôt que de leur demander de s’adapter à nos choix.
Concrètement, que permet à un éditeur l’intégration de la brique technologique Docoon dans son propre environnement ?
A.D. : Une intégration fine et complète permet à l’éditeur de proposer la facturation électronique directement au sein de son propre logiciel, sans modifier les habitudes de ses clients. Docoon agit en toute transparence en prenant en charge l’ensemble des exigences de conformité réglementaire : pour l’utilisateur, le service est intégré à son environnement habituel et ne nécessite aucune plateforme supplémentaire. Pour l’éditeur, c’est un véritable atout en matière d’expérience client : il enrichit son offre avec un service de facturation électronique pleinement intégré, tout en s’appuyant sur l’expertise réglementaire de Docoon.
Nous proposons également aux éditeurs, pour le compte de leurs clients, la conservation des factures pendant dix ans dans un coffre-fort numérique certifié, avec toutes les garanties de sécurité nécessaires. C’est un vrai plus.
Quel profil d’éditeur ou quel secteur d’activité manifeste aujourd’hui le plus d’intérêt pour ce modèle ?
A.D. : Il n’y en a pas un en particulier : nous accompagnons des éditeurs dans tous les secteurs d’activité.
⏩ Sur le sujet, lire : Intégration, fiabilité, accompagnement : 5 éditeurs expliquent leur choix de la marque grise Docoon en 2026
Quels enseignements tirez-vous de cette première phase sur la préparation des entreprises et l’intégration à leur système d’information ?
A.D. : Le principal enseignement, c’est que beaucoup d’entreprises ont sous-estimé l’ampleur du chantier. La facturation électronique touche en réalité de nombreux aspects du système d’information : produire des flux conformes, s’assurer de disposer de toutes les données nécessaires, connecter les différents outils… À mesure qu’elles avancent dans leur préparation, certaines entreprises prennent conscience que le projet est plus structurant qu’elles ne l’avaient anticipé. Il est donc important de ne pas attendre pour s’y préparer.
C’est justement là que les éditeurs ont un rôle clé à jouer. Ceux qui intègrent nos services en marque grise ou en marque blanche prennent en charge une grande partie du travail d’intégration pour leurs clients. L’entreprise peut ainsi s’appuyer sur son éditeur et limiter considérablement les adaptations qu’elle aurait autrement à gérer elle-même.
Si vous deviez donner un conseil prioritaire à un dirigeant, un DAF ou un DSI qui n’a pas encore finalisé son dispositif, quel serait-il ?
A.D. : De ne pas tarder, et surtout de bien se faire accompagner. Nous le constatons : il existe des cas d’usage complexes, avec des particularités propres à certains secteurs, qui sont vraiment difficiles à appréhender seul. C’est précisément sur ces sujets que notre accompagnement prend tout son sens. Chez Docoon, nous avons une forte expertise métier, à la fois sur les sujets financiers, comptables, fiscaux et techniques. Nous savons traiter des problématiques lourdes, avec une approche fine et sur-mesure. Nous nous appuyons également sur un large réseau d’experts et de partenaires pour apporter, si nécessaire, à chaque situation la réponse la plus adaptée.
Quant aux éditeurs qui souhaitent intégrer la facturation électronique à leur offre, nos équipes sont à leur disposition pour étudier leur projet et les accompagner dans sa mise en œuvre.
Quel message pratique adressez-vous aux entreprises qui n’ont pas encore franchi le pas ?
A.D. : Pour les entreprises qui ne l’ont pas encore fait, la priorité est désormais de se mettre en conformité avec l’obligation de réception des factures électroniques, en vigueur depuis le 1er septembre. Au-delà de l’enjeu réglementaire, il existe un véritable risque opérationnel : les fournisseurs ont commencé à émettre des factures électroniques et, sans dispositif adapté pour les recevoir et les traiter correctement, les difficultés peuvent rapidement s’accumuler. Pour l’émission, l’enjeu est le même : mieux vaut anticiper que concentrer l’ensemble du chantier à l’approche de l’échéance. La mise en conformité implique des choix techniques et organisationnels qui nécessitent d’être préparés suffisamment en amont.
Concrètement, prenez contact avec nos équipes pour faire le point ensemble, dégrossir le sujet et échanger sur vos spécificités.
Une fois la réception en place, sur quels chantiers les entreprises doivent-elles se concentrer ?
A.D. : Après la réception, la priorité, c’est l’émission. Comme je le disais, c’est un projet conséquent, qu’il vaut mieux anticiper.
L’e-reporting sera le chantier suivant. Son cadre est encore en cours de précision du côté de l’administration : il n’y a donc pas lieu de se précipiter, mieux vaut d’abord sécuriser l’émission. Cela signifie aussi que chez nos clients qui émettent déjà des factures, le projet de facturation électronique n’est pas totalement refermé : l’e-reporting en constituera la prochaine étape.
Qu’est-ce qui distingue, selon vous, Docoon des acteurs arrivés plus récemment sur le marché ?
A.D. : D’abord, nous ne sommes pas arrivés dans la facturation électronique par hasard, il y a deux ans, avec la réforme. Nous travaillons sur la dématérialisation des factures depuis de nombreuses années, bien avant cette réforme. Nous sommes légitimes, nous avons beaucoup de recul et nous connaissons bien les problématiques. C’est différenciant face à de nombreux acteurs arrivés sur le marché plus récemment.
Ensuite, Docoon est une véritable Plateforme Agréée : c’est nous qui opérons le service, et non un tiers.
Enfin, nous accompagnons aujourd’hui de très nombreux éditeurs et entreprises qui rencontrent des problématiques métiers similaires. À force de côtoyer autant de cas d’usage, nos équipes identifient rapidement les enjeux intrinsèques à chaque entreprise. En rendez-vous, nous sommes extrêmement attentifs à bien cadrer et à bien écouter les besoins exprimés.
Quelles sont les prochaines étapes pour Docoon, et comment le groupe peut-il aider ses clients et partenaires à aller au-delà de la seule conformité ?
A.D. : Nous nous inscrivons dans une logique de continuité, en poursuivant la coconstruction d’une roadmap produit avec nos clients et partenaires éditeurs. Il y a d’abord le volet mise en conformité, très technique : normes AFNOR, interopérabilité via les API, gestion des cas d’usage complexes. Il y a aussi l’archivage, qui est un vrai point fort de notre offre.
Mais, la facturation électronique est aussi l’occasion d’aller plus loin dans la digitalisation. Le Groupe Docoon propose deux autres solutions : la signature électronique, intégrable par API, portail Saas, ou automate Windows disponible 24/7, pour franchir une étape supplémentaire dans la dématérialisation ; et le messaging, pour mieux communiquer avec ses propres clients par e-mail, SMS, etc.
Pour conclure, quel message souhaitez-vous adresser aux clients et aux éditeurs partenaires qui ont fait confiance à Docoon ?
A.D. : À nos clients comme à nos éditeurs partenaires, nous voulons avant tout rappeler une chose : Docoon est à leurs côtés dans la durée. La réforme est désormais entrée dans sa phase opérationnelle, et notre rôle est de continuer à les accompagner pour qu’ils puissent l’aborder avec sérénité, en tenant compte de leurs enjeux et de leurs spécificités.
Pour nos clients, cela signifie pouvoir compter sur nos équipes pour répondre aux questions qui se présentent au fil de la mise en œuvre et pour les accompagner dans l’évolution de leurs usages.
Pour nos éditeurs partenaires, cet accompagnement est tout aussi essentiel. Ils sont au plus près de leurs clients et peuvent s’appuyer sur notre expertise réglementaire pour les aider sur des sujets comme l’appropriation de la réforme, la formation des équipes ou certains cas d’usage spécifiques. L’objectif est simple : avancer ensemble et leur permettre de se concentrer pleinement sur leur cœur de métier, avec l’assurance de pouvoir compter sur notre expertise lorsqu’ils en ont besoin.
Un mot pour les équipes Docoon ?
A.D. : Je veux avant tout leur adresser un immense merci. Toutes les équipes se sont mobilisées avec beaucoup d’engagement, bien en amont de l’entrée en vigueur de la réforme, et cette mobilisation se poursuit aujourd’hui.
Qu’il s’agisse des équipes techniques, conformité, commerciales ou de toutes celles qui contribuent au quotidien à la qualité de notre accompagnement, chacun a joué un rôle essentiel. Je suis très fier de ce que nous avons accompli collectivement, de la capacité des équipes à répondre présentes dans une période particulièrement intense, et surtout de l’énergie et du professionnalisme dont elles continuent de faire preuve.
Cette réussite est avant tout une réussite collective, et je tiens sincèrement à les remercier pour leur implication, leur solidarité et la qualité du travail accompli.
Je vous remercie Anthony DEBLOND d’avoir pris le temps de répondre à nos questions !
LIVRE BLANC
Docoon Invoice : la Plateforme agréée de facturation électronique en marque blanche/grise pour les éditeurs.
Le guide pour intégrer une Plateforme Agréée en marque blanche ou grise à vos outils.